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Le contexte éthique
Depuis la Deuxième guerre mondiale, la souci de justice sociale est sous-jacent
aux préoccupations du public pour ce qui est de la recherche avec des
êtres humains. Les restrictions rigoureuses imposées aux recherches avec
des êtres humains inaptes à donner leur consentement, plus précisément,
des personnes détenues ou emprisonnées, découlent des expériences horribles
réalisées par les nazis durant la Deuxième guerre mondiale. Par la suite,
la révélation de recherches controversées ayant impliqué des personnes
inaptes à donner leur consentement, des personnes en établissement, des
membres d'organisations structurées de façon hiérarchique,
des fœtus et de membres de milieux moins développés ou nanties ont soulevé
d´autres préoccupations pour ce qui est de l´exploitation des personnes
vulnérables dans le cadre de la recherche.
Les défenseurs des personnes atteintes du syndrome d´immunodéficience
acquise (SIDA) estiment que les sujets de recherche sont mieux protégés
lorsqu´on leur offre la liberté de participer ou non à des recherches
que lorsque l'on tente de les protéger contre les risques associés
à la recherche. Les préoccupations en matière d´équité signifient également
que les avantages de la recherche devraient être répartis entre tous les
citoyens, y compris les femmes, les personnes âgées, les personnes de
diverses origines raciales, ethniques, sociales et économiques, ainsi
que les personnes inaptes à donner leur consentement. La conduite éthique
de la recherche signifie dorénavant la recherche d'équilibre entre la
protection des personnes vulnérables et l´adoption de mesures permettant
de faire en sorte que ces personnes aient accès à des recherches susceptibles
d'apporter certains bénéfices.
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