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La répartition des avantages
Les femmes, les peuples autochtones, les groupes minoritaires, les personnes
âgées et les personnes inaptes à donner leur consentement, par exemple,
les enfants, ont traditionnellement été exclus de la recherche. Divers
motifs ont été invoqués pour justifier leur exclusion. Dans certains cas,
les personnes ou les groupes sont exclus directement en raison de différences
d´âge, de leur sexe, de facteurs biologiques ou de facteurs ethniques
et culturels susceptibles d´avoir une incidence sur le résultat de la
recherche. Ainsi, les personnes âgées et fragiles sont exclues de certains
types de recherche parce qu´elles sont incapables de subir tous les tests
prévus dans le cadre de la recherche ou en raison des complications liées
à la prise de médicaments. Dans d´autres cas, certains groupes sont exclus
indirectement parce que les personnes visées ne respectent pas les critères
d´inclusion. Ainsi, les femmes ont généralement des problèmes cardiaques
plus tard dans la vie que les hommes, c´est pourquoi une étude prévoyant
un critère d´âge propice pour les hommes pourrait entraîner l´exclusion
des femmes. Dans d´autres cas, les obstacles à la communication, à la
compréhension, à l´accès et les contraintes de temps ou d´argent entraînent
l´exclusion de certaines personnes ou de certains groupes de personnes.
Ainsi, les chercheurs qui rédigent des affiches de recrutement, de la
documentation et des formulaires de consentement en anglais seulement
risquent d´exclure bon nombre de citoyens du Canada.
La sous-représentation de tels groupes fait en sorte qu´ils n´ont pas
accès aux avantages de la recherche. Or, pour contribuer à la répartition
équitable des avantages pour les citoyens et les groupes de personnes,
l´EPTC exige que les chercheurs n´excluent aucun groupe précis, à moins
qu´ils aient une raison valable de le faire.
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