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Maureen Smith a vingt ans d'expérience comme enseignante au niveau primaire,
spécialisée dans l'immersion française et la formation des surdoués. Elle
a obtenu une maîtrise en éducation (psychopédagogie) de l'Université d'Ottawa.
Son intérêt pour l'éthique de la recherche est le résultat de nombreuses
années à l'avant-scène de la recherche sur le système endocrinien à Montréal
et à Toronto après qu'eut été diagnostiquée chez elle une rare maladie en
1966. Un des premiers enfants canadiens à recevoir de l'hormone de croissance
humaine, elle a connu les avantages et les risques d'être un sujet de recherche.
Maureen Smith collabore activement depuis nombre d'années avec la communauté
de recherche canadienne, encadrant de jeunes patients ou travaillant à faire
connaître sa propre maladie, par exemple. En janvier 2001, elle a été invitée
à présenter son point de vue à un symposium des Instituts de recherche en
santé du Canada (IRSC) où des chercheurs, des éthiciens et des juristes
canadiens et internationaux se demandaient s'il fallait ou non informer
les personnes qui avaient reçu de l'hormone de croissance d'une possible
exposition à la maladie de Creutzfeldt-Jacob. Maureen Smith est membre du
Comité national de travail sur les placebos, en tant que défenseure des
droits des patients.
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