Évaluation déléguée (PDF, 88 Ko)
Mémoire préparé par le
Janvier 2008
Le contenu de ce document et les opinions qui y sont exprimées sont ceux des membres du comité et ne reflètent pas nécessairement ceux du Groupe consultatif interagences ou du Secrétariat en éthique de la recherche.
Le Groupe et le Secrétariat apprécieraient recevoir vos commentaires à l’adresse suivante rapport@ger.ethique.gc.ca.
Lors de la première consultation publique1 (décembre 2005 à mars 2006), le Groupe Pro2, un comité de travail du Groupe consultatif interagences en éthique de la recherche (GER), a proposé un cadre de délégation d’autorité et un processus d’évaluation déléguée pour remplacer la terminologie actuelle et les processus d’évaluation au niveau du département et d’évaluation accélérée contenus dans l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains (EPTC). Dans une large mesure, les répondants à cette consultation ont appuyé la nouvelle terminologie et le nouveau processus proposés. En fait, certains répondants ont indiqué qu’un processus semblable était déjà en place dans leur institution. Parmi les commentaires favorables, on a notamment souligné que le processus d’évaluation déléguée proposé :
Au total, très peu de participants à la consultation se sont opposés aux modifications proposées à la terminologie et aux procédures. Cependant, de nombreux répondants qui ont appuyé les modifications proposées ont offert des conseils et des suggestions utiles au sujet des éléments qui devraient être inclus dans les lignes directrices sur l’évaluation éthique déléguée. En formulant les modifications proposées au texte, les auteurs ont gardé à l’esprit les considérations suivantes :
À la lumière des suggestions et de la rétroaction résultant de la première consultation, le présent document propose des modifications aux passages pertinents de l'EPTC. Un aperçu de l’application de la méthode proportionnelle d’évaluation éthique est présenté ci-dessous, suivi d’un tableau montrant les modifications proposées au texte de l'EPTC (deuxième colonne), comparées au texte actuel de l'EPTC (première colonne).
Résumé des modifications proposées au texte
EPTC, règle 1.6 : Les CÉR devraient adopter une méthode proportionnelle d’évaluation éthique reposant sur le principe général voulant que plus le risque s’accroît pour les participants, plus la recherche doit être soigneusement évaluée et plus l’éventail des expertises intervenant dans l’évaluation doit s’élargir.
Les politiques, lignes directrices et procédures de l’organisation ayant trait à l’évaluation éthique déléguée peuvent inclure, sans toutefois s’y limiter, les éléments suivants :
L’évaluation éthique de la recherche avec des êtres humains est déléguée par le CÉR plénier à une ou plusieurs personnes.
| Colonne 1 Texte actuel de l'EPTC D.1 La méthode proportionnelle d’évaluation éthique |
Colonne 2 Nouveau texte proposé D.1 La méthode proportionnelle d’évaluation éthique |
| Règle 1.6 | Règle 1.6 |
| Les CÉR adopteront une méthode proportionnelle d’évaluation éthique reposant sur le principe général voulant que plus la recherche risque d’être invasive, plus celle-ci doit être soigneusement évaluée | .Les CÉR devraient adopter |
| Cette notion d’évaluation proportionnelle traduit, sur un plan pratique, le grand principe5 selon lequel – surtout dans un contexte de ressources limitées – la rigueur de l’évaluation de l’éthique d’un projet devrait être proportionnelle à son caractère invasif ou dommageable. Tous les projets de recherche doivent être évalués correctement. Cependant, la méthode d’évaluation proportionnelle vise à évaluer de la façon la plus rigoureuse les projets soulevant les questions éthiques les plus épineuses et exigeant par conséquent l’instauration de balises de protection plus efficaces. | Cette notion d’évaluation proportionnelle traduit |
| Les éventuels inconvénients sont généralement envisagés par rapport à des risques qui sont eux-mêmes définis en fonction de l’importance des inconvénients et de la probabilité que ceux-ci ne surviennent. Les éventuels avantages et inconvénients d’une recherche peuvent varier de minimes à importants ou considérables. En conséquence, cette méthode d’évaluation débute par une analyse, essentiellement réalisée dans un premier temps selon l’optique des sujets pressentis, de la nature, de l’importance et de la probabilité des inconvénients susceptibles de découler de la recherche. L’évaluation proportionnelle repose sur la notion de risque minimal. | Les éventuels inconvénients sont généralement envisagés par rapport à des risques qui sont eux-mêmes définis en fonction de l’importance des inconvénients et de la probabilité que ceux-ci |
La méthode d’évaluation proportionnelle entraîne sur un plan pratique l’instauration par les CÉR de différentes procédures d’évaluation de l’éthique des projets de recherche. L’approche proposée ici aux universités et aux établissements de recherche comprend trois niveaux d’évaluation, reliés les uns aux autres par des autorisations institutionnelles officielles et par un compte rendu adressé aux autorités par les CÉR. Ces trois niveaux d’évaluation sont les suivants :
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En pratique, l Voici les deux niveaux proposés:
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Le processus d’évaluation complète devrait s’appliquer par défaut à tous les projets de recherche avec des sujets humains, à moins que l’établissement n’autorise des exceptions s’expliquant essentiellement par le degré des inconvénients susceptibles de découler de la recherche. Ainsi, un établissement pourrait décider que les types de recherche dont il est sûr qu’ils ne comportent qu’un risque minimal soient approuvés par le président du CÉR, par un autre membre désigné par le CÉR ou par un sous-groupe du CÉR. Les types de recherche pouvant être soumis à une méthode d’évaluation accélérée sont, par exemple, les suivants :
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L
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| Les établissements qui décident d’autoriser des procédures d’évaluation accélérée, que ce soit par l’entremise des CÉR ou des départements (voir chapitre 1, B.3), doivent exiger la transmission adéquate de toutes les autorisations à l’ensemble du CÉR afin que celui-ci puisse continuer à contrôler les décisions prises en son nom. Le respect de cette notion de responsabilité signifie que les CÉR demeurent garants de l’éthique des projets de recherche avec des sujets humains menés dans l’établissement. | Un CÉR |